memoire traumatique et victimologie

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dans les médias

Emission télévisée France 5 - Magazine de la santé

Le mardi 21 septembre 2010, intervention de quelques minutes du Dr Muriel Salmona au début du Magazine de la santé de France 5, pour parler des recommandation de l'OMS sur la prévention des violences conjugales et sexuelles faites aux femmes, lien direct.
Ces recommandations ont été présentées ce même jour à la la 10ème Conférence mondiale sur la prévention des violences et la promotion de la sécurité, à Londres. Le texte des recommandations de l'OMS (en anglais) est téléchargeable dans Documents à télécharger

Emission télévisée 13ème Rue "Le fichier de la honte"

13ème Rue, Les faits Karl Zéro, Le fichier de la honte.

Documentaire intégral (90 mn) Serge Garde.

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Articles dans la presse

Judith Trinquart qui est Secrétaire Générale de notre association a été interviewée dans Le Nouvel Observateur du 13 novembre 2009 pour le dossier sur l'explosion des trafics sexuels : «Elles se détachent de leur corps». Judith Trinquart, médecin de santé publique, a étudié les conséquences de rapports sexuels répétés non désirés chez les prostituées. Nous reproduisons ici le texte de l'interview :
Le Nouvel Observateur - Comment les victimes d'actes sexuels répétés non désirés parviennent à tenir ?
Judith Trinquart. Elles s'érigent une sorte de défense psychique, ce que j'ai appelé la décorporalisation ou un désinvestissement corporel, la perte de propriété de son propre corps. C'est le même mécanisme dans le viol, la pédophilie ou l'inceste. Pendant l'acte sexuel, les personnes se détachent de leur corps pour ne plus en ressentir le vécu. Elles préfèrent ne plus être là psychiquement. De nombreux témoignages de prostituées rapportent : «Ce n'était pas moi, je n'étais pas là, j'étais ailleurs» C'est vraiment un vécu dissociatif. Et ce n'est pas somatique, d'ordre neurologique, mais bien d'origine psychologique.

N. 0. Cela explique-t-il leur mauvais état de santé ?

J. Trinquart. Ce qui au départ est un mécanisme de protection va finalement avoir des effets très négatifs sur leur santé. Car leur seuil de tolérance à la douleur devient bien supérieur au nôtre. Elles n'ont plus de signaux d'alerte et ne sauront pas quand se faire soigner. Voilà pourquoi, malgré les missions spécifiques et un accès convenable à la santé, elles ne se soignent pas. Leur corps ne leur appartient plus, il est devenu une chose qu'elles négligent. Exemples : elles se font tabasser dans la journée par un client, mais sans en percevoir ni les coups ni la douleur; elles peuvent également contracter une tuberculose, tousser comme des malheureuses pendant huit mois, et arriver à l'hôpital en phase terminale.

N.0. Peut-on parler d'auto destruction ?

J. Trinquart. Non, ce n'est pas une volonté consciente d'autodestruction, c'est un mécanisme involontaire d'autonégligence. L'anesthésie est là, elles ne s'en rendent plus compte. Le corps n'est plus qu'un instrument, un objet de dégoût. Et elles perdent la notion de le protéger. Certaines n'arrivent pas à s'anesthésier seules suffisamment vite, alors elles vont sombrer dans l'alcoolisme et les drogues pour pouvoir supporter les passes.

Cécile Bontron, 
Le Nouvel Observateur

Emission radio RFI

Vendredi 8 janvier à 15h10 sur RFI (89FM) : Emission Priorité Santé de Claire Hedon sur La lutte contre les violences faites aux femmes « Si t’es un homme, tu ne la traites pas comme ça ! », « si tu la forces, c’est un viol » : la dernière campagne de prévention des violences contre les femmes lancée en Seine Saint Denis (région parisienne) cible les auteurs potentiels de violences. Elle s’adresse à tous les hommes pour les faire réfléchir et débattre sur ce douloureux sujet.
Invités :

  • Dr Gilles Lazimi, médecin au centre municipal de Romainville, coordinateur de la campagne de prévention des violences conjugales en Seine Saint Denis,
  • Ernestine Ronai, responsable de l’observatoire des violences de Seine Saint Denis,
  • Muriel Salmona, psychiatre-psychothérapeute, responsable de l’antenne 92 de l’Institut de victimologie, présidente de l’association mémoire traumatique et victimologie,
  • Anne-Marie Njoké, vice-Présidente de l’Association de Lutte contre les Violences faites aux Femmes (ALVF) pour le littoral et le Sud-Ouest du Cameroun (par téléphone, en direct du Cameroun)

Samedi 21 novembre 2009 à 16h10 sur RFI (89FM) : émission Géopolitique de Marie-France Chatin à l'occasion du 20ème anniversaire de la Convention Internationale des Droits de l'Enfant : Etat des lieux de la situation des droits de l'enfant dans le monde. La convention des droits de l'enfant a vingt ans. Alors qu'aucune mesure n'oblige les Etats à respecter leurs engagements, la question de son efficacité se pose toujours.
Invités :

  • Bénédicte Jeannerod UNICEF,
  • Olivier Maurel OVEO auteur de Oui la nature humaine est bonne,
  • Lionel Quille Amnesty International,
  • Muriel Salmona médecin psychotraumatologue présidente de l'asssociation Mémoire Traumatique et Victimologie
Emission télévisée France 5

La vidéo faite à partir des travaux de la docteure Muriel Salmona par France 5 et l'équipe de santé-magazine sur les conséquences psychotraumatiques du viol : sidération, disjonction, dissociation et mémoire traumatique. Cette émission a eu lieu après l'émission de France 2 sur : "Viol, la parole aux victimes" du 6 octobre 2009, débat animé par Chrisophe Hondelatte après le téléfilm « un viol », avec comme spécialistes invités les docteures Emmanuelle Piet (présidente du Collectif Féministe Contre le Viol) et Muriel Salmona (présidente de l'association Mémoire Traumatique et Victimologie) : lien direct

Emission télévisée France 2

Emission de France 2 mardi 9 février 2010 à 22h05, débat sur la résilience "La revanche des mal-aimés", débat animé par Christophe Hondelatte après le téléfilm "Fais danser la poussière" primé au festival de Luchon, avec comme spécialistes du psychotraumatisme invités Boris Cyrulnik et Muriel Salmona : lien direct