L’association Mémoire Traumatique et Victimologie a pour but de promouvoir une formation et une information de tous les professionnels et de toutes les associations prenant en charge les victimes de violence et également une information du public, et aussi d’améliorer et promouvoir la prise en charge des victimes de violence, de lutter contre les violences, de les prévenir et de participer aux recherches sur les mécanismes et les conséquences psychotraumatiques des violences.
L'association reconnaît l'importance de la lutte contre TOUTES les violences et TOUTES les discriminations ainsi que l'importance de la prévention et de la prise en charge des conséquences des violences, conformément aux buts que se fixe l'association. Elle œuvre pour qu'une protection et une prise en charge spécialisée des victimes se fasse le plus tôt possible pour éviter de graves conséquences psychotraumatiques et la reproduction sans fin de violences.
Les violences les plus fréquentes sont commises par des proches, elles se produisent essentiellement au sein de l'univers domestique sur les femmes et les enfants, sur les personnes en situation de vulnérabilité : les personnes handicapées, malades, âgées, sans chez soi, sans-papiers, en situation de grande pauvreté. Les violences ne sont pas une fatalité, elles se développent surtout dans un contexte de violences déjà subies auparavant (que ce soit chez les auteurs ou chez les victimes) et sur un terrain d'inégalités et de discriminations qui les rendent possibles.
Les violences représentent un atteinte grave aux droits fondamentaux des personnes, elles sont une atteinte grave à leur intégrité physique et psychique et elles sont très fréquemment à l'origine de troubles psychotraumatiques qui peuvent durer des années voire toute une vie s'ils ne sont pas traités. Ces troubles psychotraumatiques méconnus, presque jamais identifiés ni pris en charge entraînent des répercussions très lourdes sur la santé et la qualité de vie, avec un impact négatif très important sur la vie affective, sociale, scolaire et professionnelle. Ils sont un facteur d'exclusion, de vulnérabilité, d'isolement et de très grande souffrance mentale.
Les découvertes récentes en clinique et en neurobiologie permettent de connaître les mécanismes psychotraumatiques à l'œuvre en cas de violence et ainsi de mieux comprendre les victimes, leurs souffrances, leurs symptômes et leurs comportements, de mieux les accueillir et conduire un entretien, de mieux évaluer les conséquences des violences et de mieux les accompagner, les aider, les orienter et les soigner. Connaître ces mécanismes psychotraumatiques permet aussi de mieux comprendre les mécanismes de la violence, les stratégies des agresseurs, de mieux évaluer la dangerosité de certaines situations, et de mieux prévenir les violences.
Dans le cadre de l'association et de l'année où les violences faites aux femmes sont déclarées grande cause nationale,
un colloque est organisé le 10 novembre à l'Agoreine, 63 bis boulevard du Maréchal Joffre, 92340 BOURG LA REINE, de 9h à 18h (avec l' aimable soutien et la participation du maire de Bourg la Reine, Monsieur Jean-Noël Chevreau).
L'inscription au colloque est gratuite mais obligatoire, par mail adressé à memoiretraumatique@gmail.com ou drmsalmona@gmail.com . Un déjeuner sera organisé dans une salle toute proche du colloque au 51 boulevard du Maréchal Joffre, Les Colonnes, avec une participation payante de 15 euros, réservation obligatoire au moment de l'inscription, pour d'évidentes raisons d'organisation.
Le colloque portera sur les violences sexuelles (agressions sexuelles et viols, mais aussi incestes, viols conjugaux, mariages forcés, mutilations génitales, violences sexuelles au travail, violences sexuelles dans le sport, prostitution). Il aura pour sujets un état des lieux sur les violences sexuelles, leur gravité et leurs conséquences psychotraumatiques. Une réflexion d'un collectif sur le rôle des idées reçues et des représentations sociales stéréotypées sexistes sur les femmes, la famille, le couple, la sexualité, les violences, idées reçues qui sont à l'origine d'un déni de la réalité des violences et de graves dysfonctionnements dans l'aide et le soin apportés aux victimes, ainsi que dans le traitement policier et judiciaire des violences. Il se terminera par une réflexion sur les moyens d'améliorer la prise en charge des victimes de violences sexistes et sexuelles, et de mieux prévenir les violences et lutter contre elles.
Le colloque s'adresse à tous les professionnels qui prennent en charge les victimes (professionnels de la santé, du secteur social, de l'éducation, de la police, de la justice, et des associations), ainsi qu'à tout public intéressé par le thème.
Le colloque sera accompagné de témoignages, d’un recensement des «phrases assassines» que les victimes subissent, et d’une pièce de théâtre sur le viol : Solinge (cf le flyer du colloque à télécharger prochainement).
Il y aura de nombreux intervenants spécialisés et experts dans ce domaine : le CFCV (Collectif Féministe Contre le Viol) avec Marie-France Casalis et la docteure Emmanuelle Piet), l'AVFT (Association européenne contre les Violences faites aux Femmes au Travail) avec Marylin Baldeck et Gwendoline Fizaine, l'association Mémoire Traumatique et Victimologie avec Sokhna Fall et les docteures Muriel Salmona et Judith Trinquart, Ernestine Ronai de l'Observatoire des violences envers les femmes du 93, le Mouvement du Nid avec Claudine Le Gardinier, et aussi Henriette Zoughebi du Conseil Régional et de l'ECVF (association Elu-e-s Contre les Violences faites aux Femmes). Seront présentes également plusieurs associations de lutte contre les violences : le GAMS (Groupe femmes pour l'Abolition des Mutilations Sexuelles), Voix de Femmes (association de lutte contre les mariages forcés), des associations de lutte contre l'inceste. Des représentants du corps médical, le Dr Gilles Lazimi, et de la justice, le procureur Éric de Mongolfier, y participeront aussi dans le cadre d'une table ronde. Mme la députée Marie-Louise Fort devrait aussi nous faire l'honneur de sa présence.
Le colloque sera accompagné d'une exposition sur un travail collectif sur les représentations stéréotypées, d'une exposition autour d'une BD sur les violences faites aux femmes, En chemin elle rencontre…, coéditée par les éditions Des Ronds dans l'O et Amnesty International, et d'une exposition de photos de femmes victimes de violences, Blessures de femmes, de Catherine Cabrol, et de quelques sculptures.
Les actes du colloque seront enregistrés et feront l'objet d'une publication. Il sera annoncé la semaine qui précède sur RFI et d'autres radios, et par la presse.
Prochain GAPP le 28 juin 2010
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13ème Rue, Les faits Karl Zéro, Le fichier de la honte.
Documentaire intégral (90 mn) Serge Garde.